Difficile à concevoir ce « corps vital » !

Publié le par JCL

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Le « corps prânique », constitué par l’ensemble des énergies subtiles (nerveuses et autres) agit dans notre corps. Ce « corps énergétique » assure la cohésion des particules matérielles plus denses de notre corps visible. C’est notre « force vitale ».

Dans notre corps physique l’énergie ne vogue pas au hasard, elle suit des circuits bien déterminés, elle est canalisée et guidée. Mais de même qu’il ne faut pas confondre les conduits (fils électriques ou téléphoniques) avec l’électricité elle-même, il ne faut pas identifier les énergies circulant dans notre propre corps avec les conducteurs ; il ne faut donc pas confondre le « prâna » et ses conduits, les « nâdis ».

Quels sont ces conduits ? Selon l’anatomie yogique, notre corps est sillonné par un réseau complexe de 72.000 nâdis — littéralement « tubes », en sanscrit —, dans lesquels circule l’énergie. Certains auteurs identifient ces “nâdis” à nos nerfs physiques, alors que d’autres affirment que ces conduits sont eux-mêmes exclusivement subtils, c’est-à-dire non visibles à nos sens, mais matériels quand même. Les défenseurs de la théorie « nâdis = nerfs » font observer que les anciens traités classiques des Rishis décrivent les nâdis comme étant des tubes composés de trois couches. La couche interne s’appelle sirâ, la couche intermédiaire damâni, la couche externe nâdi. Ce nom sert aussi à désigner l’organe dans sa totalité. Les fils électriques et les nerfs ont d’ailleurs une structure semblable : avec des gaines superposées.

Moteur de vie ! Les yogis affirment que chez l’homme ordinaire, nombre de ces conduits ne sont pas perméables aux énergies prâniques, et que par conséquent l’énergie circule mal dans l’organisme. Comme le prâna est le moteur essentiel de toute notre vie physique et mentale, cette situation entraîne divers déséquilibres psychophysiologiques.

Assurer la libre circulation des énergies prâniques à tous les niveaux est un des objectifs initiaux du yoga. C’est pourquoi les Rishis ont proclamé la nécessité d’une nourriture appropriée, des âsanas qui gardent ouverts un maximum de nâdis, d’une vie saine et simple, si possible au grand air, chaque fois que les circonstances le permettent.

La pratique du yoga permet à l’Occidental de conserver la perméabilité d’une quantité suffisante de nâdis, assure un métabolisme énergétique correct et suffisant aux besoins ordinaires. Toutefois, pour atteindre à l’état de santé dynamique sur le plan mental aussi bien que sur le plan physique, le prânayâma est indispensable. La première condition à remplir est de s’assurer que le réseau de distribution est en état de jouer son rôle. 

(André Van Lysebeth 1971)

 

 

 

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