Le samâdhi : une expérience

Publié le par JCL

 

Tout désir que la main n'atteint pas est un leurre, dit-on, et le samâdhi proposé comme but à tous les yogis est perçu par la majorité d’entre eux, même avancés dans leur sadhana, même sages, même méritants, comme un idéal si aléatoire que mieux vaut ne pas y songer.
Le paradoxe veut que le non-vouloir donne une certaine chance de l'atteindre. De leur côté, les bouddhistes tibétains garantissent l'éveil à la faveur d'une retraite de trois ans, trois mois, trois jours, trois heures dans un monastère ; les yogis au prix de douze ans de service désintéressé dans l'ashram du maître.
Le samâdhi fait couler beaucoup d'encre, mais aucun de ceux qui l'ont éprouvé n'ont pu, ni par la parole ni par l'écriture, nous en dévoiler la teneur.  
« Celui qui le vit ne sait pas en parler et celui 
qui en parle ne l'a pas vécu. »
Nous voilà fixés sur l'expérience : elle est indicible.
(Micheline Flak –de la revue « « Journal du yoga » n°176 octobre 2016)
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