Toujours plus !

Publié le par JCL

Courir, courir … toujours plus ! 

André Van Lysebeth 

 

Montre et calendrier deviennent de lourds facteurs de stress : ce boulot doit être fini avant le... Pour vivre plus, on vit plus vite, court plus vite, roule plus vite, vole plus vite.

Nous souffrons de recordite aiguë. Résultat, on meurt aussi plus vite : la hâte met sous pression, affole et dérègle nos rythmes biologiques par rapport à ceux de l'univers.

Le temps linéaire, qui donne l'impression que la vie nous glisse entre les doigts, nous rend « time-sick », malades du temps, selon les docteurs Friedman et Rose-man.

Les gens pressés souffrent du syndrome du temps : ils fabriquent trop d'adrénaline, d'insuline et d'hydrocortisone, leur estomac sécrète trop d'acide, ils respirent trop vite, ont des contractures musculaires et leur taux de cholestérol grimpe. La hâte fait mourir plus tôt, d'infarctus, par exemple.

Le corollaire du temps linéaire, c'est le mythe du progrès linéaire continu, irrésistible. Certes, l'ordinateur est un « progrès » par rapport à la calculatrice mécanique. D'accord, les nouveaux produits sont en « progrès » par rapport aux anciens : aujourd'hui on lave plus blanc qu'hier, mais moins blanc que demain...

Les voitures de l'année sont un « progrès » par rapport au modèle de l'an passé, etc. La science n'arrête pas de « progresser ». Pour nous, tout ce qui est nouveau est nécessairement meilleur.

Tout change, tout bouge, donc tout progresse et s'améliore.

Cette notion de progrès, en tant que valeur absolue, est aussi pernicieuse et abstraite que le temps linéaire. Et un facteur supplémentaire de stress … 

(Extrait de « Tantra, le culte de la féminité » édition Flammarion)

 

 

 

 

Publié dans Psycho - Relaxologie

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